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vendredi 24 août 2012

CAMILLE aux nuits de fourvière

télérama du 25 au 31 août

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Moi aussi j'étais aux nuits de Fourvière en famille (avec papa, maman, Charles, Emilie, Yvon, Marlène) et nous avons passé une super soirée. C'était vraiment génial, l'ambiance, le public et j'ai adoré le lancer de coussins final. Merci CAMILLE.

vendredi 13 avril 2012

Hans was Heiri (création 2012)

Paru dans télérama du 31/03/2012

CIRQUE DANSE

C'est leur côté suisse allemand : le ballet chanté des Zurichois Dimitri de Perrot et Martin Zimmermann est une horlogerie parfaitement réglée.

L'un virevolte au-dessus de ses platines et sample en direct ; l'autre est une sauterelle en collant noir au don d'ubiquité, s'affairant tous azimuts dans le décor. Depuis quinze ans, les Zurichois Dimitri de Perrot et Martin Zimmermann font la paire, et leur huitième création, Hans was Heiri (approximativement « bonnet blanc et blanc bonnet »), les révèle plus que jamais brillants démiurges. Bricoleurs, ils s'inventent d'impossibles contraintes : Oper öpis se jouait sur un plateau horizontal dangereusement tangent ; Hans was Heiri dévoile une gigantesque boîte noire divisée en quatre cases et tournant à la verticale comme les ailes d'un moulin. De la mécanique de précision : « notre côté suisse allemand », commentent, laconiques, les deux compères, nourris dès leur prime jeunesse des élucubrations plastiques d'un autre duo zurichois, Fischli et Weiss...

Quand le public entre, de Perrot est déjà installé à sa console. Surprise : l'ambiance sonore dont il enveloppe bientôt la salle est la sienne, le mixage de sa propre clameur ! L'effet de proximité, saisissant, transporte d'emblée l'assistance au coeur de la galerie de personnages soudain apparus. Une farandole de corps tronqués (vestes sans tête, bustes montés sur des échasses, corps culbuto), telles des gangues d'où sortent bientôt les « vrais » interprètes. Chacun aura son instant de gloire. Partant à l'assaut d'une caisse récalcitrante comme de la face abrupte de la boîte girouette se relaient la fille trapue et contorsionniste, la grande précieuse aux jambes étirées, le distrait à veste écossaise, le costaud rustaud ou le chevelu au polo de golfeur qui chante comme un as. Avec cette voix entre blues et variétés, qu'il module au gré de ses contorsions corporelles : sa version d'I'm calling you, la ritournelle de Bagdad Café, est hilarante. D'horizons variés (Suisse, Suède, Belgique, France, Etats-Unis) et de vécus différents (cirque, danse contemporaine ou classique), ils sont le sel de cette cérémonie joviale et foutraque où tout finit par un ballet à la géométrie calée-décalée. Zimmermann et de Perrot sont nos burlesques d'aujourd'hui. — Emmanuelle Bouchez

Je voulais faire un billet mais Télérama l'a tellement bien fait et j'ai si peu de temps en ce moment, donc voilà un spectacle que j'ai beaucoup aimé. Original, décalé, inventif.