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vendredi 8 août 2008

Zahra-3- lui dédier quelques mots d'amour

Vers Zahra1 - Zahra 2 "...tellement généreuse et tellement présente pour les autres,

zahra-3.jpgje ne sais pas pourquoi, à chaque fois je pense lui dédier quelques mots d'amour et de tendresse même si elle n'est plus là peut être que nous ne pensons pas dire à ceux que nous aimons qu'on les aime qu'une fois loin de nous, mais quand elle a quitté son désert, je n'étais pas assez grande pour savoir qu'un héritage vient de s'éteindre en la personne de cette femme dont le seul orgueil était le sable, cette infinité qui seule apaise les cœurs assoiffés de se retrouver et de se reconnaître, parler de ma grand-mère zahra c'est parler de moi en quelque sorte, j'étais sa préférée, en plus son nom entier c'était zahra bent attalb, ce qui signifie la fille de celui qui étudie ou qui donne le savoir, j'ai toujours aimé mes études depuis petite mais je ne peux pas prétendre donner un savoir, cela ne dépend pas de moi d'en juger, car ce que j'aime partager avec mes élèves c'est plus que le savoir, des moments de communion des moments ou le fil de mes idées les parcourent et où j'arrive à capter un tout petit peu de ce qui fait leur monde, de ce qui fait leur univers. Comme ma grand-mère je suis hantée par les lieux, habitée par les odeurs, marquée par les visages, cela peut paraître un discours nostalgique mais loin de cela , pour moi c'est une tentative de me reconnaître en tant que porteuse des secrets du sable, ceux qui n'ont jamais été révélés que pour ceux ou celles qui peuvent réellement être des êtres de sables,..." ... à suivre

contexte original

lundi 4 août 2008

Zahra-1 - celle qui vient de ce grand désert

Ecoutons Khadija "raconter" ...

zahra1.jpg"Celle qui vient de ce grand désert s'appelle Zahra, ce qui signifie fleur, un nom assez bizarre pour quelqu'un qui n'a jamais connu que le désert, une fleur du désert voilà ce qu'elle était, et quand je pense à elle je la revois au fond de moi, reflétant mon amour pour tout ce qui est sable, mon amour pour tout ce qui est ensoleillé, elle avait le soleil dans ses yeux en quelque sorte, les grains de sables dans ses rides et elle avait assez de place dans son cœur pour contenir ce sable, cette grande présence pleine de mystères, je la revois encore , je l'écoute encore nous racontant ce qui était autrefois, ce qui faisait autrefois la vie de ses semblables, mes semblables, mes ancêtres, la plus grande richesse était d'avoir une tente et le plus vital c'était d'exister à quelque kilomètres d'un cours d'eau ou d'un puits fait par les ombres du désert, elle avait une drôle façon de faire la vaisselle, si toutefois on peut appeler ces jarres en terre ainsi, elle lavait avec le sable, l'eau c'était si précieux qu'on le gardait pour le plus vital: boire, même pour la prière il suffisait d'embrasser le sable pour se purifier, il suffisait d'embrasser le lointain,"... à suivre

contexte original