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dimanche 10 octobre 2010

dys/dys/deux mille dys

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Ce vendredi soir commençaient les journées des dys 2010 par une conférence dans un lieu prestigieux ! : les salons de l'hôtel du département. Quelle salle, spacieuse, haute, avec des immenses miroirs aux cadres dorés, de grandes sculptures, des lustres de cristal monumentaux, le tapis rouge... comme dit mon père "les ors de la République"! J'étais accompagnée par des membres de ma famille et mon orthophoniste.

Des grands spécialistes conviés pour l'occasion nous ont parlé des difficultés de scolarisation, des nouveautés, et des nouvelles idées pour s'adapter encore mieux.

Nous avons ainsi écouter Monsieur Revol, Monsieur Fourneret, Monsieur Petit, Madame Cross.

Ensuite trois témoignages sont venus illustrés la dysphasie, la dyspraxie, la dyslexie et au travers de cela la dyscalculie, la dysorthographie.

C'est moi qui ai commencé. Je suis allée face au public, devant une salle bien pleine. Je suis impressionnée et je commence mon texte très émue.

Cela me rappelait les souvenirs difficiles de mes premières années et le long parcours pour arriver où j'en suis. J'étais concentrée sur mon texte mais je ressentais bien que le public écoutait attentivement et cela me donnait confiance, j'étais moins stressée.

Je suis allée jusqu'à la fin où j'ai entendu une pluie d'applaudissements !

Ensuite, il y a eu un reportage sur la dyspraxie, puis une autre jeune fille à témoigner de son parcours de dyslexique, douloureux à certains moments aussi.

Pour finir le sociologue Philippe Lyotard s'est servi de nos témoignages pour faire apparaître les carences du système éducatif et de la société.

Après les questions, réponses, nous sommes allés nous restaurer devant les buffets bien garnis offerts par le conseil général. J'ai été très sollicitée par des parents et même des enseignants, ce qui m' a beaucoup émue.

J'ai pu revoir une partie de la soirée grâce au film fait par mon père.

mercredi 18 octobre 2006

Mes ressentis à propos du film la couleur des mots

Vraiment, le film décrit très bien la dysphasie. Je me suis reconnue sauf que mes parents ont accepté mon handicap et ont vraiment fait tout ce qu'il pouvait pour que je réussisse ma vie. Cela n'a pas toujours été facile pour moi et j'ai ressenti aussi une certaine forme de souffrance de ne pas être comme les autres , de ne pas réussir à se comprendre, de ne pas aller à l'école comme mes frères, et surtout de ne pas se faire facilement des amis. Mais j'avais la joie de vivre et des adultes pour me soutenir.

C'est encore quelquefois le chaos pour moi quand trop de personnes parlent en même temps, je n'arrive pas à suivre et je ne comprends plus rien : mes oreilles se mettent à siffler, je ne peux plus rien suivre. Mais j'ai fait un gros travail et j'essaie de tendre l'oreille quand j'ai perdu le fil pour reprendre une conversation ou alors je m'en vais (regarder la télé) ou je m'occupe de ma chienne ou je sers les gens (si c'est à table, c'est plus apprécié que de partir, les gens se souviennent mieux de moi et ont plus envie de me parler). J'arrive mieux à ne pas ramener toujours mes sujets. Je m'entends mieux à l'intérieur. Quand je réponds à côté des questions par exemple, j'en deviens consciente (pas tout le temps) sauf quand je suis fatiguée ou que je vais à l'ANPE par exemple. Je me mets à bafouiller mais je gère un peu mieux mes appréhensions. Heureusement, il y a toujours eu les animaux pour me réconforter, pour me motiver à rester présente, pour m'aider à continuer et ne pas aller dans le cercle infernal de la dépression. Merci à mes proches et à tous ceux qui m'ont soutenue.